La fête des Médiathèques avant...

Publié le par Médiathèques du Haut-Livradois

COMME UNE INVITATION
Si ne crains avoir despendu,
Par friander et par leschier ;
Par trop aimer n’ay riens vendu,
Que nuls me puissent reprouchier,
Au moins qui leur couste trop cher.
Je le dys, et ne croys mesdire.
De ce ne me puis revencher :
Qui n’a meffait ne le doit dire.
Si je ne regrette pas d'avoir dépensé,
d'avoir trop mangé, d'avoir trop bu ;
De trop aimer, je n'ai rien vendu
Enfin, rien qu'on pût me reprocher,
Au moins rien qui ne fût trop cher.
Je le dis, et ne crois pas médire.
De cela, je ne serai revanchard.
Qui n'a méfait ne doit le dire.
extrait du Testament de François Villon

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